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RDC : Neuf ans après leur assassinat, la mémoire à travers la FOMIS réclame justice pour Michael Sharp Jess et Zaida Catalan

Neuf ans ont passé, mais le silence qui entoure encore la mort de Michael Sharp Jess et de Zaida Catalan continue de résonner comme une blessure ouverte dans la conscience collective. À l’occasion de la commémoration du 9ᵉ anniversaire de leur assassinat, survenu le 12 mars 2017 en République démocratique du Congo, la Fondation Michael Sharp Jess a réuni acteurs de la société civile, experts des droits humains et leaders religieux pour relancer le combat en faveur de la vérité et de la justice.

La rencontre, organisée sous forme de journée de réflexion, visait à élaborer un projet de plaidoyer capable de remettre au centre du débat la nécessité d’un procès juste et équitable contre les présumés assassins des deux experts des Nations Unies.

Pour les participants, seule une enquête internationale indépendante et une reprise effective du procès peuvent permettre de faire toute la lumière sur ce double assassinat qui a profondément marqué l’histoire récente du pays.

Autour de la table, plusieurs voix engagées se sont succédé : experts en droits humains, représentants d’organisations de la société civile, journalistes, membres des confessions religieuses et défenseurs des libertés fondamentales. Tous ont partagé une même conviction : « l’oubli ne peut remplacer la justice ».

Au fil des échanges, les participants ont formulé des propositions concrètes destinées à nourrir un document commun de plaidoyer. Celui-ci devrait servir de base pour interpeller les autorités judiciaires congolaises et les partenaires internationaux afin d’obtenir la réouverture du procès et la poursuite effective des enquêtes.

À l’issue de cette journée, une déclaration conjointe a été signée par l’ensemble des participants. Ce document appelle les instances judiciaires de la RDC à relancer les investigations sur ce double assassinat et à poursuivre le processus judiciaire jusqu’à l’identification et la condamnation non seulement des exécutants, mais aussi des commanditaires.

Plusieurs intervenants ont contribué à orienter le débat et à tracer les pistes d’action pour la suite du plaidoyer. Parmi eux, Jean Moreau TUBIBU, Me Germaine et Raphael WAKENGE ont insisté sur l’importance d’une mobilisation collective pour garantir qu’une justice équitable soit rendue aux deux experts onusiens.

Pour sa part, le président du conseil d’administration et cofondateur de la fondation, Moïse BUTIMBUSHI, a rappelé les raisons profondes qui motivent cette initiative.

« Nous avons organisé cette journée de réflexion avec les organisations de la société civile, les défenseurs des droits de l’homme, ainsi que les organisations internationales et nationales engagées pour les droits humains. L’objectif est de produire un document solide qui servira de base à notre plaidoyer afin qu’une justice équitable soit rendue. Pour cela, il est indispensable que le procès recommence et qu’une enquête indépendante soit accordée », déclare-t-il.

Au-delà des mots et des déclarations, cette journée a surtout rappelé une évidence, la mémoire ne se satisfait pas du silence. Neuf ans après les faits, la quête de vérité demeure vivante, portée par ceux qui refusent que le temps efface les responsabilités.

Alvin BUZAKI

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